Coûts de production dans la construction : +4,7% sur un an. Le Syndicat porte quatre réponses pour les TPE-PME
Au deuxième trimestre 2026, les coûts de production dans la construction ont progressé de 2,6% par rapport au trimestre précédent et de 4,7% sur un an, selon l’Insee. Cette hausse annuelle atteint 3,6% dans la construction de bâtiments, 7,3% dans le génie civil et 4,1% dans les travaux de construction spécialisés.
Pour une PME, une hausse des coûts peut fragiliser un chantier lorsque le prix du marché a été fixé en amont et que les paiements interviennent tardivement. La question est alors autant celle du partage du risque de prix que celle de la trésorerie nécessaire pour payer les salariés et les fournisseurs.
Dans sa contribution préparée pour la mission flash de l’Assemblée nationale sur les coûts de construction, le Syndicat général du BTP Savoie propose quatre mesures :
1. Prévoir des clauses de révision de prix fondées sur des indices représentatifs pour les marchés exposés à la volatilité des coûts.
2. Rendre effectifs les avances, les acomptes mensuels et les intérêts moratoires, et mieux prendre en charge les retards imputables au maître d’ouvrage.
3. Permettre un échange contradictoire avant une décote de la cotation Banque de France et sa révision au cours d’un plan de sauvegarde ou de redressement.
4. Exiger une notification motivée en cas de réduction de garantie d’assurance-crédit et protéger temporairement les encours fournisseurs pendant l’examen de la situation.
Le Syndicat défend ainsi une approche simple : pour soutenir la construction et le logement, les entreprises doivent pouvoir absorber les variations de coûts sans mettre en péril leurs marges, ni avancer seules le financement des chantiers.
Source : Insee, « Indices des coûts de production dans la construction – deuxième trimestre 2026 », 23 septembre 2026 : https://www.insee.fr/fr/statistiques/9053567


