Comment s’adapte le BTP par grand froid

Une du Dauphiné Libéré de ce jour, voici l’intervention du président de la Fédération BTP Savoie, René Chevalier.

S’il est des travailleurs particulièrement exposés au froid, ce sont bien les ouvriers du bâtiment et des travaux publics.

Si le Code du travail ne prévoit aucune disposition particulière pour réglementer le travail dans des conditions extrêmes c’est tout simplement le bon sens qui prévaut, comme le confie René Chevalier, président de la Fédération du BTP 73.

Le chef d’entreprise est responsable de la sécurité sur le chantier et de la santé de ses salariés. A partir de là, il est bien évident que s’il fait très froid, il doit leur fournir des vêtements adéquats leur permettant de faire face, comme des chaussures antidérapantes, par exemple. De la même façon, il devra s’assurer que ses ouvriers disposent d’un local ou se reposer et se réchauffer.

La principale particularité du grand froid, par rapport à la canicule, c’est que cette dernière ne s’attaque qu’au corps, alors que le froid, lui contrarie certains aspects techniques d’un chantier.

Quand il gèle, on ne peut pas couler du béton car il devient trop friable. On ne va pas, non plus, creuser une tranchée quand le sol est gelé. Un électricien, s’il doit poser une prise avec des gants, aura meilleur compte de remettre son travail à plus tard.

Remettre le travail à plus tard est souvent la solution la plus pertinente pour éviter d’être sur le terrain par grand froid, surtout si les conditions météo ne permettent pas au chantier de se dérouler dans de bonnes conditions.

Comme nous ne sommes pas actuellement en flux tendu, c’est, la plupart du temps, la solution préconisée.

Cela dit, en Savoie nous sommes quand même habitués à travailler dans le froid et il y a de nombreuses taches que nous continuons d’effectuer. Je pense notamment au déneigement car nous sommes équipés pour cela.